Big Data fait pointer James Bond à pôle emploi !

Les données laissées par les consommateurs sur la toile permettent aux entreprises et aux états de « profiler » les consommateurs-citoyens de manière édifiante. Le Big data Data devient un outil indispensable.

James Bond/ pôle emploi

Bid Data vs James Bond

« Le Big Data s’appuie sur un ensemble d’innovations technologiques qui transforment profondément la façon dont les entreprises et les individus génèrent, transmettent, stockent et utilisent des données : massification des échanges de données (vidéo, texte, son, image), révolution dans le stockage (cloud-computing) et la structuration de données, progrès des techniques d’analyse, progrès des outils de visualisation de données. » (définition de data-business)

La « data-toile » se resserre !

Lorsqu’un consommateur surf sur un site, commande un bien, poste un commentaire, renseigne son nom, son adresse ou pire son numéro de carte bancaire… il laisse des informations sur les serveurs web qui restent gravés sur le marbre numérique pendant plus d’une dizaine d’années.

Profiler

http://profiling.free.fr

Ce volume de données diverses et variées composent le “Big Data” . Il est stocké puis traité dans des data-centers par des algorithmes qui analysent automatiquement et avec vélocité une partie de ces informations pour vous « profiler ». Il est ainsi possible, par des algorithmes (clustering), de mettre en évidence des profils comportementaux. Cela permet entre autres de connaître vos goûts en matière de nourritures, voitures, soirées, vêtement…

Le Big Data rend l’espionnage traditionnel obsolète dans le sens ou, il n’est désormais plus nécessaire de s’engager dans un processus de filature (ou d’espionnage à l’ancienne), vos informations étant collectées et traitées numériquement et simultanément.

Une « datafication » inarrêtable

objets connectés

http://objectconecte.net

Prévision Cisco pour 2020

médias sociaux et Big Dta

http://apformation.com

 

L’humanité produit déjà des quantités vertigineuses de données : chaque minute, s’ajoutent 350 000 tweets, 15 millions de SMS, 200 millions de mails ou 300 heures de vidéo postées sur YouTube.

A cette masse d’informations, il faut ajouter les données multiples émises par nos téléphones portables et bientôt – dans dix ans – par les 100 milliards d’objets connectés qui peupleront notre quotidien.

Les bases de données en question devraient considérablement croitre dans les années à venir avec le développement du mobile marketing, des tablettes, des phablettes ainsi que des montres connectées (référence à la sortie de l’Iwatch d’Apple).

Comme l’indiquent les prévisions de Cisco : 48% de la population dispose à l’heure actuelle d’un objet connecté et ce pourcentage devrait passer à 87% de la population mondiale au cours des 5 prochaines années.

Ces innovations permettront demain de mieux renseigner votre « fiche » personnelle via notamment les processus de géolocalisation (smartphones).

Le saviez vous ?

Si vous avez activé le Wi-Fi, les points d’emplacements de votre ordinateur ou de votre smartphone peuvent être visibles sur le Web par tout le monde.

Google publie les emplacements approximatifs de millions d’iPhone, d’ordinateurs portables et d’autres terminaux équipés d’une connexion Wi-Fi, une manœuvre qui signe le dernier coup d’une série de révélation à propos des connexions sans-fil des produits et de la confidentialité.

Les smartphones Android avec le service de localisation activé transmettent à intervalles réguliers à Google l’identifiant matériel des points d’accès Wi-Fi proches, une pratique similaire à celle suivie par Microsoft, Apple  afin, pour chacune des compagnies, de cartographier les adresses des points d’accès sans-fils et routeurs à travers le monde. Cela permet aux appareils des utilisateurs de déterminer plus rapidement leur position qu’ils ne le feraient avec le seul système GPS.

Les entreprises, états autres organisations peuvent, à partir de ces éléments, mieux tracer les parcours des consommateurs/citoyens et  offrir des services de manière plus adaptée. C’est un fait, la « datafication » est lancée et il n’est pas envisageable de faire marche arrière. Il ne reste donc plus qu’à encadrer ces métadonnées afin d’empêcher toutes sortes d’utilisation frauduleuse de nos informations personnelles.

Un Big Data qu’il faut encadrer

contestation Big Data

http://regards-croises-association.fr

Le business des données devrait, à court terme, se révéler très florissant et profiter à de nombreuses entreprises et data-centers. Néanmoins, face à ce phénomène, de plus en plus de mouvements contestataires s’affirment.
A l’occasion du festival « Transmediale » de Berlin du 28 janvier 2015, de nombreux artistes se sont interrogés sur la surveillance online dont nous faisons l’objet et du danger que cela représente sur la protection de la vie privé des internautes du monde entier. Face à cette menace, les avis diverges et une question se pose :

Comment protéger su Big Data les informations qui concernent notre vie privée ? 

La CNIL chevalier blanc des internautes ? 

La CNIL VS Big Data

http://bourse.trader-finance.fr

En France la CNIL (la commission nationale de l’informatique et des libertés) est garante de notre identité numérique. Elle est notamment chargée de veiller au respect de l’identité humaine, de la vie privée et des libertés dans le monde numérique. Elle prévoit des sanctions pécuniaires allant jusqu’à 150 000 € et le double en cas de récidive. La CNIL dispose du pouvoir de publier les sanctions qu’elle prononce, portant ainsi atteinte à l’image de l’organisme et à son e-réputation. Des mesures qui loin d’être suffisante, représente le début d’une politique de régulation, pour le moment obscure, à l’égard du traffic d’informations à caractère privé qui représente 70% des données produisent chaque jour.

Cette question fait également écho à la nouvelle loi sur le renseignement proposée la semaine dernière par notre premier ministre Emanuel Valls. Cette loi prévoit notamment l’augmentation du pouvoir des agences de renseignement françaises (mise à dispositions de données recueillies par les opérateurs téléphoniques français) dans le cadre du projet de lutte contre le terrorisme.

Reste à savoir qui surveille ceux qui nous surveillent et, si l’utilisation de nos données servira à augmenter les profits des entreprises privées ou si elles serviront au contraire le bien du plus grand nombre ? L’open data commence sa route ici…

Big Data#Big Data#Big Data#Big Data#Big Data.

Sources :

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Auteur de ce billet : 

Capture d’écran 2015-03-27 à 19.17.30

David Saint-Ange
Etudiant en M1 à PSB (anciennement ESG), passionné de communication, de belote, de James Bond et de martini pour vous servir !

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