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#Infographie Etude sur la prévalence du ‘FoMO’ et le ‘SME’ en France

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Le FoMO « Fear of Missing Out » désigne la peur de manquer une nouvelle importante (issue de l’actualité en général ou de l’activité de ses amis), de ne pas avoir connaissance d’un évènement qui constituerait une opportunité d’interagir socialement, ou encore, de passer à côté d’une opportunité commerciale (réduction, avantage, avant-première, etc.).

Au cours de ces vingt dernières années, de nouveaux moyens de communication ont émergé et sont désormais utilisés par le plus grand nombre. C’est au début du 21ème siècle que les nouvelles technologies de l’information et de la communication se sont développées de façon spectaculaire au sein du grand public, conjointement à l’essor de l’Internet et à l’amélioration des performances de celui-ci. Ces outils s’inscrivent chaque année davantage dans le quotidien de la vie personnelle et professionnelle de leurs utilisateurs. Le nombre d’utilisateurs et la maturité des usages n’ont cessé de croître depuis le début des années 2000.
Cependant, en nous permettant d’être connectés potentiellement ou effectivement, avec quiconque, n’importe où et n’importe quand, ces outils repoussent toujours davantage les limites de la communication, à tel point qu’ils créent à présent de nouvelles formes de dépendance.

Les dépendances psychologiques de « connexion » sont nées de la « popularisation » de l’usage de l’Internet et des médias sociaux. Avec elles, un nouveau lexique spécifique a émergé : cyberdépendance, nomophobie, FoMO, FoBO, hyper-connexion, blurring, etc.

Infographie Etude sur la prévalence du FoMO en France et la fréquence d'utilisation des réseaux sociaux

Infographie Etude sur la prévalence du FoMO en France et la fréquence d’utilisation des réseaux sociaux

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Les victimes de ces dépendances ont le point commun de ressentir le besoin continuel de se connecter à Internet. On peut donc ici parler d’addiction, malgré l’avis contraire du DSM-V qui considère que les troubles addictifs sont nécessairement associés à la consommation (par ingestion, injection, inhalation…) de substances psychoactives[1] (American Psychiatric Association, Crocq, M. A., Guelfi, J. D., Boyer, P., Pull, C. B., & Pull, M. C. (2015). DSM-5 – Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Issy-Les-Moulineaux Cedex : Elsevier Masson. (P. 571).
Si les explications terminologiques sont encore au cœur des débats, les conséquences sont plus facilement observables. En effet, les personnes atteintes du FoMO pourraient devenir des adeptes du surbooking professionnel (workaholisme) et extra-professionnel (multiplication de rendez-vous et engagements), par crainte de passer à côté d’une réunion, d’une soirée ou d’un nouveau contact. D’autres n’arrivent pas à se concentrer et à profiter du moment présent, toujours frappés par l’anxiété de rater une information, une photo, un message ou une invitation.

Parallèlement à ce phénomène, un lexique alternatif est en train d’émerger : Mindfulness, SICEM, détox. digitale. Certains pays tels que la Grande-Bretagne organisent des cours de Mindfulness (notamment pour les membres du parlement) afin de diminuer l’anxiété des personnes souffrant du FoMO, puisque l’anxiété nuit au bien-être personnel.[2]

Une étude financée par SpotPink a été réalisée par Dylan Michot, Carole Blancot & Barthélémy Bourdon Baron Munoz et, la publication de ses résultats est l’objet de cet article. 

Au moment de la collecte, aucune donnée scientifique n’était disponible sur la prévalence du FoMO au sein de la population française (c’est toujours le cas au moment de la publication des résultats).

Cette étude, effectuée sur un échantillon de 1000 personnes appartenant à la population française, entre le 30 juin 2015 et le 12 février 2016, avait pour objet de d’étudier quatre aspects.

  1. Le niveau de dépendance psychologique des Français d’être en ligne.
  2. La fréquence d’utilisation des médias sociaux de la population française.
  3. Le pourcentage de personnes concernées par un usage des médias sociaux caractéristique du syndrome FoMO.
  4. La présence d’une relation éventuelle entre la fréquence d’utilisation des médias sociaux et la présence du syndrome FoMO.

Pour la réaliser, nous nous sommes basés sur celle de Przybylski, Murayama, DeHaan & Glafwell (2013) intitulée Motivational, emotional, and behavioral correlates of fear of missing out.

Principaux résultats

Les scores des réponses au questionnaire FoMO sont corrélés positivement avec les scores au questionnaire sur le Social Media Engagement (r=0.33 ; p<0.001), ce qui signifie que ces deux scores ont une tendance modérée à évoluer ensemble (cf. partie Discussion pour interprétation de ce résultat).

FoMO

  • La possibilité de rater un évènement ou une occasion de fréquenter ses amis représente la principale inquiétude pour les participants interrogés (moyenne inférieure à 3 et mode de 2). Au contraire, la mise en ligne et le partage des activités de leurs amis ne les préoccupent pas beaucoup (moyenne supérieure à 2 et mode de 5).

  • 44 % de la population craint de façon « extrême » à « modérée », que les autres aient des expériences plus gratifiantes que les leurs.

  • Par ailleurs, 46,6 % des répondants se demande, de façon « extrême » à « modérée », s’ils consacrent trop de temps à suivre ce qu’il se passe autour d’eux.

  • 33,3 % des personnes se déclarent (de “légèrement” à “extrêmement”) angoissées de ne pas savoir ce que leurs amis sont en train de faire.
  • Les participants ayant le plus de temps libre ont une plus grande fréquence de connexion aux réseaux sociaux au coucher (MLIBRE = 4,99) que ceux ayant moins de temps libre (MOCCUPE = 3,88) ainsi qu’au réveil (MLIBRE = 3,50 ; MOCCUPE = 2,85).

  • Les moins de 25 ans obtiennent des scores de FoMO plus élevés (M = 26,60) que les plus de 25 ans (M = 22,23) et, cette différence est significative (p<0.001).

  • Les femmes ont obtenu des scores significativement plus élevés que les hommes pour l’item 6 (MFEMMES = 2,55 ; MHOMMES = 2,35 ; p<0.05), l’item 8 (MFEMMES = 2,09 ; MHOMMES = 1,81 ; p<0.001) et l’item 10 (MFEMMES = 2,37 ; MHOMMES = 2,13 ; p<0.01) de l’échelle de FoMO.

Social Media Engagement (fréquence d’utilisation des médias sociaux)

  • Les périodes les plus propices à la consultation des réseaux sociaux sont les deux extrémités de la journée, en effet plus de 42 % des répondants les consultent 15 minutes avant le coucher et plus de 27 % dans les 15 minutes qui suivent le réveil. En revanche, l’heure des repas semble moins propice à la consultation des réseaux sociaux car plus de la moitié des participants ne les consultent jamais durant ces périodes.

  • Les moins de 25 ans obtiennent des scores systématiquement plus élevés d’utilisation des réseaux sociaux (M = 14,87) que les plus de 25 ans (M = 10,64), et cette différence est significative (p<0.05 pour le petit-déjeuner et p<0.001 pour tous les autres moments de la journée).
  • Les fréquences d’utilisation des réseaux sociaux par les femmes sont similaires à celles des hommes pour toutes les périodes de la journée, à l’exception de l’heure du coucher où les femmes consultent les réseaux sociaux significativement plus que les hommes (MFEMMES = 4,69 jours par semaine ; MHOMMES = 4,06 jours par semaine ; p<0.001).

Légende des réponses possibles :

  1. Cette affirmation est extrêmement juste en ce qui vous concerne
  2. Cette affirmation est très juste en ce qui vous concerne
  3. Cette affirmation est modérément juste en ce qui vous concerne
  4. Cette affirmation est légèrement exacte en ce qui vous concerne
  5. Cette affirmation n’est pas du tout correcte en ce qui vous concerne

Notes de renvoi :

[1] A l’exception toutefois du jeu d’argent pathologique (American Psychiatric Association, Crocq, M. A., Guelfi, J. D., Boyer, P., Pull, C. B., & Pull, M. C. (2015). DSM-5 – Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Issy-Les-Moulineaux Cedex : Elsevier Masson. (pp 692 – 696)).

[2] Peur de toujours rater quelque chose? Vous êtes peut-être atteint de FoMO – L’Express Styles http://ow.ly/ZwTEb

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Bibliographie :

  1. Przybylski, A. (2013) Fear of Missing Out Scale: FoMOs. Retrieved from http://www.andrewprzybylski.me/resources/2013_FearofMissingOut.pdf
  2. Przybylski, A. (2013) Social Media Engagement Questionnaire : SMEQ. Retrieved from http://www.andrewprzybylski.me/resources/2013_SocialMediaEngagment.pdf
  3. Przybylski, A., Murayama, K., DeHaan, C. & Gladwell, V. (2013) Motivational, emotional and behavioral correlates of fear of missing out. Computers in Human Behavior, 29 (2013) 1841-1848 https://www.academia.edu/4500287/Motivational_emotional_and_behavioral_correlates_of_fear_of_missing_out
  4. Gil, F., Del Valle, G., Oberst, U., & Chamarro, A. (2015) Nuevas tecnologías – ¿Nuevas patologías? El Smartphone y el fear of missing out. Revista de Psicologia, Ciències de l’Educació i de l’Esport http://www.raco.cat/index.php/Aloma/article/view/301485/391086
  5. Dorit, A. (2015) College students’ academic motivation, media engagement and fear of missing out. Computers in Human Behavior 49 (2015) 111–119 http://www.freepaperdownload.us/1773/Article2952329.htm
  6. Australian Psychological Society : Fear of Missing Out survey results 2015 http://ow.ly/ZkZSD
  7. Australian Psychological Society : 2015 Psychology Week survey report http://ow.ly/Zl0zp
  8. American Psychiatric Association, Crocq, M. A., Guelfi, J. D., Boyer, P., Pull, C. B., & Pull, M. C. (2015). DSM-5 – Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Issy-Les-Moulineaux Cedex : Elsevier Masson. (pp 692 – 696).

Autres liens utiles

[FR]

[EN]

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