Passé, présent et futur des #médias

Un médium est “un moyen de communication permettant l’échange d’information ou la diffusion d’un message”. La création et l’évolution des différents médias (presse écrite, radio, télévision, Internet, affichage, cinéma) dépendent étroitement de l’avancée technologique. Certains ont su rester en phase avec le temps, que ce soit au niveau technique ou économique, d’autres semblent s’user au fil des années.

Voici un bref historique des médias en France :

Crédits : Pierre PLASSIER

La presse écrite face à un dilemne

Certains médias supportent l’avancée technologique et s’en servent comme d’un avantage, tandis que d’autres ont du mal à suivre. C’est le cas de la presse écrite, qui perd de plus en plus d’audience au fil des années, et par conséquent, fait de moins en moins de profits. Le passage à la presse en ligne est nécessaire pour satisfaire l’audience, mais cela appelle à un nouveau modèle économique, à mettre en place, avec une question qui taraude les esprits : site gratuit ou payant ?

  1. Au-delà des aides apportées par l’Etat, la presse est financée principalement par la vente de l’information (abonnements et ventes au numéro) et par la publicité. Imaginons qu’un des médias de masse (celui de la presse) décide de mettre en ligne des informations entièrement gratuites : il abandonnerait donc les profits provenant de la vente de ses titres pour se concentrer sur les revenus publicitaires.
  2. Dans le cas d’un site payant, on vend l’information à un prix cassé (via un abonnement en ligne ou la vente d’information à l’unité), mais on prend aussi le risque de faire fuir l’audience, et, les annonceurs avec eux.
  3. Heureusement, un troisième modèle existe, et certains journaux l’adoptent déjà : le Freemium (ou semi-payant).

« DEFINITION : Le freemium (mot-valise des mots anglais free : gratuit, et premium : prime) est une stratégie commerciale associant une offre gratuite, en libre accès, et une offre « Premium », haut de gamme, en accès payant. » (Source : Wikipédia).

Le Freemium, c’est donc une façon futée (et fourbe ?) de rendre la gratuité rentable. Explications : les gens sont attirés par la gratuité des choses. Proposez un produit ou un service gratuit, et c’est le succès assuré. Mais comment rendre la gratuité rentable ? C’est simple, on vous fait croire qu’un bien ou un service est gratuit, jusqu’à ce que vous deveniez addictif, et c’est à ce moment précis que l’on commence à vous faire payer.

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Crédits: Conseilsmarketing.com

Ce concept s’est d’abord répandu dans le domaine des jeux vidéos sur Smartphone. Il s’est ensuite propagé dans le secteur musical (Spotify) et s’applique maintenant à la presse en ligne. Le New York Times est le premier à l’utiliser, et les journaux français suivent, faute de choix (Médiapart, Le Figaro, l’Equipe).

Ce modèle permet aux journaux de continuer à vendre l’information sans faire fuir l’audience et les annonceurs.

La radio, un média unique

La radio est ancrée dans notre quotidien. Au réveil, pendant le petit déjeuner ou dans notre voiture, elle est omniprésente. Beaucoup prédisaient sa chute, avec l’arrivée d’Internet, mais il n’en est rien. Elle est bien trop ancrée dans notre culture et notre vie de tous les jours. On prédisait même une fusion entre la radio et la télévision, la « radiovision », afin que l’on puisse mettre un visage sur les voix qui nous informent quotidiennement. Certes, la plupart des émissions sont filmées et diffusées sur Internet, mais ce n’est pas ce qui fait vivre la radio.

La radio est un média dit secondaire : on peut s’atteler à d’autres tâches tout en l’écoutant car elle ne capte pas toute notre attention. C’est ce qui fait de la radio un média unique.

On peut tout de même trouver une évolution à la radio. On lui a reproché d’être trop fermée et de mettre en scène des personnages d’un autre monde, d’une autre classe et qui ne partageaient pas le quotidien des français. C’est ainsi que naquit le concept de radio participative, qui fit tomber le voile entre les émetteurs et les auditeurs. Spectateurs à l’antenne, interactivité directe avec les réseaux sociaux, la radio a trouvé la solution de s’ouvrir aux français et de rendre ceux-ci acteurs de ce média.

Le futur de la radio est le futur de tout média ! Lorsque l’on passera à l’ère du 3.0, le contenu diffusé sera personnalisé et sur-mesure. Les auditeurs se verront directement proposer des émissions qui leur conviennent après avoir pris en compte leurs goûts et leurs préférences, conformément aux informations préalablement collectées sur eux.

La télévision et le cinéma dépendants de la technologie ? 

Au fil de son histoire, la télévision a su évoluer tant au niveau du contenu que de la qualité. On est passés de quelques chaînes détenues par l’Etat à des centaines de chaînes indépendantes et autonomes, délivrant des informations diverses et variées. En parallèle, l’écran plasma a remplacé le tube cathodique, on a assisté à l’arrivée de la HD et de la 3D à la télévision (même si cette dernière conserve une certaine marge de progression). La dernière innovation en date est la télévision connectée à Internet. D’autre innovations sont à venir : la reconnaissance vocale (parler à sa TV sera bientôt possible), la très haute définition, et d’autres encore.

Le cinéma est-il menacé par l’avancée technologique ? Il nous semblerait logique de dire que le cinéma souffre du téléchargement, et que ce dernier force l’audience à rester chez soi, mais non ! A vrai dire, en France, le cinéma ne s’est jamais aussi bien porté : 2011 et 2014 représentent les deux années les plus fructueuses de ces 50 dernières années en termes de nombre d’entrées.

Selon les sociologues, le cinéma a une valeur sociale pour une bonne partie des français. C’est l’occasion de sortir de chez soi, de se retrouver entre amis et de passer du temps ensemble.

Non seulement la technologie ne nuit pas au 7ème art, mais elle lui sert. Le développement des effets spéciaux et l’arrivée de la 3D estompent la frontière entre le réel et la fiction. Les visuels sont de plus en plus réalistes, le son aussi. Certains se penchent actuellement sur la réalité virtuelle adaptée au 7ème art, afin de découvrir les scènes en 3D et à 360°.

L’affichage en plein essor

L’affichage n’est pas en crise, et bien au contraire. De plus en plus de messages publicitaires sont perçus quotidiennement par les consommateurs (5000 messages par jour en 2015, contre 650 en 1985) et, l’arrivée des affichages dynamiques et numériques dans les années 2000 suscite un regain d’intérêt pour la publicité de la part de la population. Des études prouvent que l’affichage dynamique a un réel impact et qu’il suscite davantage l’achat que les affiches conventionnelles.

Dernièrement, c’est l’affichage interactif qui se démocratise. Voir une affiche dans la rue et jouer avec, c’est possible !

Ces nouveaux outils permettent aux annonceurs d’être plus créatifs dans leur choix de communication, et de rendre l’espace public plus dynamique et convivial.

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Crédits : Pierre PLASSIER

Quelles évolutions peut-on encore espérer en la matière ?

On peut deviner aisément que le digital aura sa place dans le futur de l’affichage.

Les annonceurs pourront se servir des nombreuses données qu’ils auront collectées sur les consommateurs (leurs goûts, leur localisation). Ainsi, ils les cibleront plus efficacement, via des affiches numériques, dynamiques et capables d’adapter le message par rapport à la population environnante.

Où que vous soyez, vous n’échapperez pas aux annonceurs. Angoissant, non ?

Internet, le meneur d’allure

Et le grand gagnant des médias du XXIème siècle est : Internet !

Après avoir analysé l’évolution de chaque média, on se rend compte qu’ils sont tous dépendants d’Internet. La presse écrite migre sur le net, la télévision est connectée à Internet, on peut écouter la radio sur Internet, on télécharge tous nos films préférés juste après leur sortie au cinéma…

Les annonceurs sont conscients qu’Internet récolte de plus en plus « d’audience » (ou d’internautes), et c’est pourquoi la part de marché publicitaire d’Internet augmente année après année, dépassant la radio, le cinéma et l’affichage (4% des parts de marchée en 2002, contre 13% en 2011).

L’avenir d’Internet définira certainement le futur de tous les médias. Le passage au web 3.0 et à la personnalisation des contenus, grâce à l’abondance des données (Big Data), influencera certainement chaque média et sa façon d’atteindre et de captiver le spectateur. De surcroît, ce dernier est de plus en plus exigeant et mobile.

Néanmoins, ne nous laissons pas emporter par notre enthousiasme. Le passage à l’ère du 3.0 soulève de nombreuses interrogations. Aujourd’hui, nous voyons le Net comme un grand pas vers la liberté d’expression et d’information. Mais certaines études montrent qu’ « entre contrôles des gouvernements, espionnage abusif et perte de confiance des internautes, la liberté en ligne devrait irrévocablement baisser », et aussi que « les actions des États-nations pour maintenir la sécurité et le contrôle politique entraîneront plus d’obstruction, de segmentation et de balkanisation d’Internet ».

Sources :

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Auteur de ce billet :
Pierre PLASSIER
Etudiant en Master 1 Communication et Médias, à la recherche d’un stage en communication artistique. Passionné de musique, de sport et de chansons paillardes.

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